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La Gauche Moderne Paris
Conférence-Débat avec Henri Guaino PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Samedi, 23 Janvier 2010 18:38

Très grand succès pour la Conférence-Débat ayant comme invité Henri Guaino, près de 250 personnes se sont rendues ce jeudi 22 janvier à cette rencontre organisée par la Fédération de Paris.

 

 

 En introduction, Henri Guaino note qu'il devient difficile pour le citoyen de se retrouver dans le clivage gauche-droite, ceci étant en grande partie à l'origine du décalage entre la population française et et les partis politiques. Or le modèle français n'est ni de droite ni de gauche mais à la fois héritier de la révolution et de l'ancien régime pour ne citer que cet exemple historique.

Le premier point est que pour lui il est hors de question de s'habituer au chômage de masse et que celui-ci est dû à une crise morale et intellectuelle avant d'être dû à une crise économique. Les marchés son un alibi aux responsabilités politiques. Pour lui, le capitalisme est le maître mot de notre société au sens de l'entrepreneur, du travail, du mérite et d'une certaine représentation du salut social. Le marché quant à lui, ne doit pas être tout puissant, il doit être régulé et désacralisé. Henri Guaino développe alors l'idée d'"Etat entrepreneur" opposant notre modèle à celui de l'Etat Anglais. En effet, en Angleterre ce sont les ménages qui se sont endettés par opposition à la France où c'est plus sainement l' Etat qui est endetté.

Concernant l'exclusion, Henri Guaino note combien un élève déscolarisé coûte très cher à long terme, justifiant ainsi économiquement  les investissements des finances publiques. Il faut donc casser le cercle de la dépense improductive et investir dans les domaines du futur, d'où l'intérêt du grand emprunt. Le rêve d'Henri Guaino est la différenciation des dépenses de fonctionnement e des dépenses d'investissement de l' Etat.

Pour sortir de la crise, il faut également réussir l'articulation entre le secteur privé et le public, de tous temps vecteur de progrès, faisant référence à Françoise Levy présente dans la salle. Il défend le modèle républicain, l' idée de la nation garante du modèle social et économique.

Concernant le fonctionnement de l'Europe, il vante une Europe des nations et site l'exemple de la régulation de l'année dernière, mais critique l'augmentation constante des amendes infligées aux entreprises par la commission européenne.

Henri Guaino ient à remetre de la morale dans l'économie, il faut casser la dictature du court terme.

Retrouvez les photos de la soirée ici

 

Mis à jour le Vendredi, 29 Janvier 2010 17:35
 
Edito PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Béguec   
Lundi, 18 Janvier 2010 20:02
En ce début d'année, la fédération de Paris de la Gauche moderne, avec l'ensemble
des fédérations franciliennes, ouvre un cycle de débats et de rencontres sur
le thème : « Quelle politique de relance pour donner un nouvel élan à la
France ». Il sera ouvert par une Conférence-débat autour de Henri GUAINO, le
22 janvier 2010, à 18 h 30, salle Colbert, à l'Assemblée nationale.
Conseiller du Président de la République, chargé de la question de la
relance, résolument confiant dans le rôle du politique, il évoquera avec
nous les priorités qui devraient être, selon lui, celles de la France pour
les mois, et les années qui viennent.

Nous poursuivrons ensuite avec plusieurs rencontres, notamment autours des
conditions de la réforme du travail, de la relance industrielle, de la
politique monétaire, ou encore des conséquences géopolitiques de la crise.
Elles préfigureront un travail de synthèse et de propositions de la Gauche
moderne.

Pourquoi ce cycle ? Un peu plus d'un an après les débuts d'une crise
financière qui restera inscrite dans les manuels d'économie comme un cas d'école,
d'aucuns ne se met-il pas à rêver de « reprise » ? Plus posément, on nous
promet « l'accalmie ». Soit. Mais peut-on se permettre d'oublier que, durant
des mois, le monde entier a pu éprouver en temps réel la fragilité
intrinsèque de notre système économique et a dû endurer les conséquences d'un
système de croyances fondé sur l'efficience des marchés financiers ? Une
crise n'est point une parenthèse que l'on referme, soulagé. Quant à l'accalmie,
n'est-elle autre chose qu'un temps de repos, une éclaircie dans la
tourmente, qui permet de se poser, de comprendre et d'agir ?

Que faire pour prévenir une nouvelle manifestation de cette crise, pour
protéger notre pays, nos concitoyens d'un nouveau cataclysme dont ils
seraient les victimes ? Quel projet redonner à la France ? Comment renouer
avec une croissance soucieuse des enjeux environnementaux et d'une
répartition plus juste de la valeur ajoutée ? Comment donner à la France ce
nouvel élan qui lui permettra de peser sur la scène internationale et
européenne, d'enrayer cette spirale mortifère de crises récurrentes qui
menacent les équilibres sociaux ?

Dès le début de la crise, le Président de la république a fixé un cap.
Comment, à présent que le pire semble passé, maintenir l'effort nécessaire,
et traduire cette nouvelle politique, durablement, dans les faits ? La
situation européenne est aujourd'hui caractérisée par la débâcle des « bons
élèves », par une impossibilité d'ajuster la politique monétaire, par une
focalisation sur l'endettement public au mépris d'une compréhension des
ressorts mêmes de la crise. Comment, dans ce cadre, garantir la nécessaire
régulation d'un capitalisme assujetti aux contraintes actionnariales et à la
mise en concurrence sociale et fiscale des Etats eux-mêmes ?

C'est la question de la primauté du politique qui est en jeu. Peu importe le
passé. Peu importent, à droite, mais surtout à gauche, ceux qui, comptables
de la libéralisation des capitaux, avocats d'un libre-échangisme aux
couleurs de l'Europe, promoteurs des conditions qui ont favorisé l'émergence
du capitalisme actionnarial, retrouvent aujourd'hui des accents de tribun
pour réclamer la rupture avec des politiques libérales dont ils ont été les
initiateurs. Une page nouvelle se tourne. Plus pragmatique, moins idéologue,
mais surtout plus sincère, Nicolas Sarkozy a choisi l'action, la réactivité,
l'initiative politique, pendant que d'autres s'en remettaient à un
improbable plan de relance européen. D'emblée, au cours de la crise, la
Gauche moderne a préféré l'homme d'action aux commentateurs pharisiens. Sans
hésitation, nous avons salué le retour du politique, la priorité donnée à la
relance, le projet de grand emprunt, les états généraux de l'industrie, la
mise à plat de la question de la politique monétaire.

Mais le chantier, l'enjeu, est immense. Et les promesses de reprise ne
sauraient nous égarer du cap que nous nous sommes heureusement fixé. Sans
lui, il ne saurait y avoir espoir d'une croissance juste et pérenne. C'est
pourquoi nous avons voulu sensibiliser et comprendre. La conjoncture est
curieuse : il faut tout à la fois refuser de céder au fatalisme de ceux qui
mésestiment le poids du politique, mais il faut également se prémunir contre
un optimisme angélique qui, aveuglé par de vagues prévisions du FMI,
conduirait à penser que le pire est passé et que l'on peut recommencer.
comme avant. L'une et l'autre de ces attitudes conduiraient invariablement à
une même démission face aux évènements. Tels sont les deux ennemis, aujourd'hui,
de l'esprit de réforme.
 
 
Colloque "Les Gauches dans la crise" PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Béguec   
Jeudi, 07 Janvier 2010 19:37

La Gauche Moderne vous convie à un colloque le samedi 23 janvier 2010, à 14 h 30, à la Maison de la Chimie, 28 rue St Dominique, Paris 7ème 

« les gauches dans la crise »

avec André Bercoff, Président du Press-Club de France, Stéphane Rozes, Président du Conseil-Analyse-Prospective, Saïd Saadi, Président du Rassemblement pour le Culture et la Démocratie, député d’Alger, Jean-Vincent Placé, Vice-président de la Région Ile-de-France, Secrétaire national adjoint des Verts, Philippe Cohen, Rédacteur en Chef de Marianne 2, Linda Lanzillotta, ancien Ministre des collectivités locales du Gouvernement Prodi, Présidente de Glocus, ou encore Philippe Herzog, Président de l'association « Confrontations Europe », ancien député européen, Stuart Bell, député travailliste et membre du Gouvernement britannique et Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes.

Inscriptions : Merci de bien vouloir adresser un mail pour confirmer votre présence à Thierry GIBERT : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Mis à jour le Lundi, 18 Janvier 2010 20:09
 
 

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